ESPERANZA

Film documentaire de Sylvie Moreaux et Enrique Carballido

En 2005, suite à une rencontre avec la réalisatrice paraguayenne Paz Encina, Sylvie Moreaux et Enrique Carballido se questionnent sur ce pays oublié au cœur de l’Amérique Latine, qui a vécu une des plus longues dictatures, celle d’Alfredo Stroessner, de 1954 à 1989… 35 années de terreur…
Des échanges de courriers électroniques commencent avec les artistes paraguayens qui répondent immédiatement, étonnés que des européens puissent s’intéresser à eux… Bouleversés par ce qu’ils lisent, en février 2006, Sylvie Moreaux et Enrique Carballido partent à leur rencontre…
Le Paraguay : « Une île bordée de terre et de silence » Augusto Roa Bastos (auteur paraguayen)

Le parcours commence à Asunción, avec la rencontre de 63 artistes plasticiens, comédiens, danseurs, musiciens. L’émotion qui naît de ces échanges marque de manière évidente le point de départ d’une longue aventure… Sylvie Moreaux et Enrique Carballido décident de réaliser et de produire ESPERANZA, un documentaire sur la lutte que ces artistes ont mené contre la dictature.

Alors commence un tournage sensible où les réalisateurs décident de prendre le temps d’écouter, de filmer ces artistes pendant leur travail de création, et de découvrir cette nature mystérieuse du Chaco. Le tournage s’achève en 2008, avec plus de 120 heures d’images…

La postproduction durera jusqu’en 2011. En Mai 2012, ESPERANZA est présenté au Marché du Film du Festival à Cannes et depuis tourne dans des festivals internationaux (USA, Amérique Latine, Europe…). Le film est déclaré d’intérêt culturel par le gouvernement paraguayen et la ville d’Asunción.

Sortie en France : le 24 Septembre 2013 au Cinéma de Bergerac

Sortie au Paraguay : le 8 Novembre 2013 au Cinéma de Villamora (Asunción)

Synopsis
Cela ressemble à une fiction… ces 37 artistes paraguayens ont lutté durant 35 ans contre la dictature de Stroessner, et ont décidé d’utiliser une arme puissante : l’art.
Isolés dans un pays oublié, au cœur de l’Amérique Latine, leurs voix se mêlent pour raconter les anecdotes, les poèmes écrits entre les jours de torture, les chansons pour lesquelles ils étaient prisonniers, la danse, les peintures que le régime militaire ne pouvait pas comprendre, les sculptures, le théâtre qui se jouait jusque dans les camps de concentration. Ils ont permis au peuple de rêver, d’imaginer une vie meilleure dans une époque où il n’était même pas permis de penser.
Loin de l’analyse historique, c’est une histoire humaine, avec le langage sensible de l’art qui échappe aux régimes dictatoriaux.